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Brésil

Mardi 7 décembre 2004

Mardi 7 Décembre 2004

Difficile de dire l’heure qu’il est. Nous sommes dans l’avion et la montre de mon voisin affiche huit heures moins dix, heure de Rio, qui n’est pas la même qu’à Salvador car cette année ils n’ont pas daigné faire comme tout le monde. Fatigués, nous retournons à Salvador, en 1h45 de vol, durant lesquelles on rigole sur des répliques des Simpson entre deux de mes éternuements dus à mon insolation. Mon nez, brûlé par le soleil, est en décomposition…mais le jeu en valait la chandelle.

 

Rio, la grande Rio de Janeiro. La ville dont on parle aux quatre coins du monde, ses plages rendues célèbres par les refrains de diverses chansons. Rio, c’est 13 millions d’habitants dont 10% vivent dans des favelas. Rio, c’est Copacabana, la plage touristique par excellence. Rio, c’est le pain de sucre, le Christ Rédempteur qui protège de ses grands bras cette baie paradisiaque.

 

 

En compagnie de JC (un autre français), j’ai vu un peu tout ça. Et même un peu plus.

En arrivant le samedi soir, on débarque à l’hôtel Debret (très bon hôtel de Copacabana), et je ne suis alors animé que par une seule chose : la boite dans laquelle nous allons passer la soirée. J’avais bien évidemment fait des recherches avant de partir et avais arrêté mon choix sur le plus grand club d’Amérique Latine. Normal. Le Help, bien qu’étant à 50m de notre hôtel, est une boite où les touristes viennent choisir la « professionnelle » qui va passer la nuit avec eux. Les filles étant toutes plus belles les unes que les autres, on se joue de leur quête au client fortuné. Tout en dansant chaudement, une fille me susurre à l’oreille « tu veux qu’on reste ensemble cette nuit ? ». La proposition est alléchante mais la réponse est négative alors elle s’en va jouer un peu plus loin. Pendant qu’une autre prend mes mains pour quasiment les glisser sous sa jupe, une autre, qui me regardait depuis un moment, passe devant moi en me fixant d’un regard qui voulait dire « dommage pour toi, tu aurais pu m’avoir pour toi. Elle était le sosie (en mieux) de Carmen Electra…pfff…restons calme…je crois que je vais me mettre au yoga, j’en ai bien besoin.

 

 

Pendant notre journée-autocar-touristes-tour, notre guide plaisantait en disant que Dieu devait être brésilien. Je commence à croire qu’elle avait raison.

Bref, après une courte nuit et un lourd petit déjeuner, on remonte à pied l’avenue Transatlantica qui borde la plage de Copacabana. On tombe dans un attrape-touristes. J’achète des lunettes de soleil à 10R$ (1€50) alors que tout le monde les vend à 5R$. Le vendeur se fout de ma gueule.

Sans qu’on s’en aperçoive, une personne projète une substance douteuse sur une des chaussures de JC. Dix secondes plus tard, « comme de par hasard », passe un cireur/sauveteur qui se propose de nettoyer et cirer un peu la chaussure en question. Deux minutes plus tard, JC le remercie de 5R$, un salaire plus que généreux. Le Brésilien nous regarde avec des grands yeux, et nous dit que cela ne représente « rien du tout ». Le travail vaut 15€, et c’est ce que tout le monde donne. Sauf que je ne suis pas un touriste et que je parle portugais. Je hausse donc le ton et c’est de force qu’on lui donne les 5R$ avant de s’éclipser. Au passage, un autre me traite de PD parce que je ne voulais pas aller discuter avec lui (ce qui n’est jamais sans cacher une embrouille). Je lui répond que je ne suis pas PD et me retiens de rajouter quelques commentaires sur le travail douteux que doit exercer sa gentille maman. Après tout, sur cette plage, des touristes ont été tués pour moins que ça.

15h20 direction le Maracanã, le plus grand stade de foot du monde. 40 000 personnes assistent à la rencontre Flamengo-Curitiba. Même pas la moitié du stade est remplie. Le match se termine sur un malheureux 0-0.

Le soir, à 22h30, deux nanas, rencontrées un peu plus tôt sur la plage, nous attendent devant l’hôtel pour aller boire un verre. La soirée est quelque peu ennuyeuse, on n’a pas grand chose à dire, alors on rentre. Avant mon départ pour Rio, on m’a répété une bonne dizaine de fois la même chose : NE RESTE PAS DANS LA RUE !! Il est donc une heure du matin et nous marchons dans la rue. Deux jeunes en short passent près de nous. Dix mètres plus loin, trois policiers armés descendent de voiture pour un contrôle d’identité plutôt musclé. Bref, ça aussi c’est Rio.

 

Lundi, nous faisons en bus les trucs de touristes : pain de sucre, Christ, cathédrale, beaux quartiers, centres des affaires…J’en retiendrai deux choses. La première est que la vue sur la baie depuis le Christ est incroyable. On comprend immédiatement pourquoi tant de gens aiment cette ville. Deuxièmement, la boite de nuit qui se trouve en haut du pain de sucre, et qui organise des soirées de folies ; c’est un peu comme s’il y avait une boite en haut de la Bastille à Grenoble…en mille fois mieux.

 

 

Mardi, après s’être posé sur la plage d’Ipanema, près d’une bonne cinquantaine de mexicaines (un peu jeunes), il est déjà l’heure de retourner à l’aéroport.

Je n’ai vu ni le métro, ni les shopping centers (repères de toutes les princesses urbaines), il faudra donc que j’y retourne.

 

Par nicolas martina
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Dimanche 23 janvier 2005

Dimanche 23 Janvier 06h03

 

 

 

J’achève mon troisième jour de Festival d’été avec de la poussière plein le nez. Quand Ivete Sangalo chante qu’elle lève la poussière, ce n’est pas qu’une image. Durant trois de ces cinq jours de festival j’aurai vu pas moins de 17 groupes, pour un peu plus de 25 heures de show, de la musique techno, des spécialités culinaires locales, accès au camarote (balcon) Pepsi… Et quel plaisir c’est que de rentrer quand tout le monde dort encore, arriver tout près de l’appartement et prendre un petit déjeuner dans la rue pour moins de 30 centimes d’€.

J’ai quand même du mal à réaliser que j’ai passé trois jours dans un parc d’exposition de 90 000 m² entouré de 50 000 personnes. Des lumières dans tous les sens, du son très fort, des gens sautant dans tous les sens, des baisers volés (littéralement) de tous les cotés… Pour me rendre compte de la chose il me faut imaginer le même show en France. Tout simplement impossible. Les gens ne sont pas les mêmes, ils n’ont pas la même mentalité, les coûts ne seraient pas les mêmes… trop de choses diffèreraient. Dommage. Mais qu’est-ce que je suis content. Qu’est-ce que j’ai de la chance.

J’en oublierai presque qu’on a tenté de me voler mon téléphone portable, sans que je m’en rende compte. Catherine est intervenue, prenant la main du type quasiment dans ma poche. Le gars, deux fois son poids, l’a regardé du style « laisse-moi faire » et elle, peur de rien, a jeté son bras en arrière, du style « celui-là il est à moi, tu n’y touches pas ! ».

Deux jours après, j’ai déjà la copie pirate de la prestation d’Ivete Sangalo durant le festival; ça n’existe même pas dans le commerce….

 

 

Par nicolas martina
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Jeudi 3 mars 2005

Mercredi 9 Février 2005

 

Une semaine. Quasiment une semaine. Le Carnaval aura duré six longs jours durant lesquels je serai sorti cinq fois. Il se sera passé pas mal de choses…

 

 

 

Premier jour, jeudi. Officiellement le Carnaval ne commence que demain, mais les Brésiliens aiment tant faire la fête qu’ils la prolongent. Deux heures avant l’ouverture des camarotes, je vais acheter avec mon pote Dan nos billets pour le jour-même. On apprend alors qu’il n’en reste plus ni pour le vendredi ni pour le samedi. Après ça, je lui demande gentiment de m’accompagner en voiture jusqu’à l’Aeroclube (complexe commercial en plein air) que je retire mes billets pour les jours suivants en toute sécurité. L’idée de prendre le bus avec des t-shirts et billets d’une valeur de 250 Euros ne me réjouit guère. Il s’avèrera plus tard que j’avais raison d’être prudent. Un touriste s’est fait attaqué en sortant de l’endroit, il a été dévalisé de neuf billets pour camarotes et blocos (il faut compter une perte entre 130 et 850 Euros) .

 

 

C’est là qu’on se demande ce qu’est la différence entre camarote et bloco, et qu’est-ce qui fait la différence de prix. Le camarote est une structure métallique en échafaudages montée généralement au devant d’hôtels. Ce sont des balcons surplombant la route qui permettent d’assister au défilé du Carnaval en toute sécurité et avec tout le confort qu’on peut souhaiter. Cela comprend divers bars, restaurants, salon de beauté, connexion internet, concerts, écrans géants, discothèque, canapés, toilettes. Dans le prix est généralement inclus tout sauf boissons et nourriture. Le camarote a été créé il y a quelques années pour accueillir les riches qui ne voulaient pas rester dans la rue pour cause d’insécurité. Pour y rentrer, il faut avoir le t-shirt du jour et le bracelet.

Le bloco est l’espace réservé qui suit les trios eletricos, camions aménagés pour recevoir le chanteur et son orchestre, caméras de télé, haut-parleurs, lumières, toilettes, bar, espace VIP, écrans plasma…. Le bloco regroupe l’ensemble des personnes qui vont danser en suivant le camion. On y rencontre des gens de toute sorte, et principalement des garçons dont le jeu est d’embrasser une fille après l’autre, sans même leur laisser le temps de faire savoir si elles sont d’accord. L’espace est délimité par une corde tenue par les personnes de la sécurité, et là aussi il faut avoir le t-shirt pour pouvoir circuler au sein du bloco.

 

 

Les blocos sont moins chers et plus populaires, l’ambiance y est bien plus animé qu’en camarotes. Pour ceux qui ne veulent pas payer, il reste la rue. Que ce soit en restant à un endroit pour voir défilés les trios ou en accompagnant le trio de son choix, on est livré à soit même et à la vigilance de la police militaire, très présente. On n’est pas à Rio, généralement les touristes ne se font pas tuer dans une rue parallèle, mais il n’en reste pas moins qu’il faut être prudent, et qu’en deux jours seulement, 370 personnes ont été arrêtées. 

Le carnaval de Salvador est différent de ceux de Rio et São Paulo. Dans ces deux villes il est question de défilés des écoles de samba dans le but d’élire la meilleure école de la ville. Les défilés sont luxueux, très lumineux et très colorés. A Salvador ceux sont les gens qui défilent avec leurs artistes préférés. Le premier Carnaval est pour les riches, et ils semblerait qu’il concerne environ 25 000 personnes, ici tout le monde est de la fête et on compte deux million de personnes dans la rue.

Il y a deux circuits. Le premier est celui de l’Avenida, dans le centre historique de la ville, circuit officiel, et se passe le jour. Le second se passe le long de l’avenue côtière Barra-Ondina, où se trouve la plus grande concentration d’hôtels. Le spectacle ne commence pas avant six heures du soir.

Donc mon premier soir se passe au Planeta Othon, plus grand camarote de Salvador dépendant du complexe hôtelier Othon. Il doit y avoir 5000 personnes, dont quelques célébrités locales. Dès le lendemain, on me dit que le frère d’un copain s’est fait attaqué, une des nombreuses victimes.

 

 

Après un jour de repos, je remet ça le Samedi soir. Ce coup-ci j’y vais toujours avec mon pote mais sans billets. Rester dans la rue se dit rester dans la pipoca, au milieu du peuple. Après quelques heures à sauter dans la rue, on se décide à chercher quelqu’un qui vend des entrées (il y a toujours des vendeurs opportunistes, qui vendent et achètent). Bien que déclaré complet, on achète les billets moins chers que dans les points de vente. Parfait pour nous.  Je rencontre deux filles de Rio qui me disent que leur cousin s’est fait attaqué durant le Carnaval (lui aussi). Cela ne me rassure guère car ces prochains trois prochains jours je vais sortir tout seul. Samedi est le seul jour où j’ai osé prendre mon appareil numérique, parce que j’étais accompagné et que j’vais trouvé un moyen assez sûr de le cacher. Je saurai le lendemain que Miss Brésil était dans mon camarote…merde…

Dimanche, direction le camarote Skol, camarote d’une des plus puissantes marques de bière du Brésil. La marque est très active et organise des shows toute l’année, Benni Benassi faisait partie l’an dernier d’une fête techno organisée par la marque.

Je descends du bus au plus près, environ un kilomètre de l’endroit où je suppose se trouver le camarote. Alors je marche vite et évite de rester seul au milieu de la route, toujours à proximiter de personnes avec des t-shirts d’un quelconque bloco ou camarote. Je trouve très vite un couple (qui n’en ai pas un) de personnes avec le même t-shirt que moi. On se présente, et je les accompagne. A trois, c’est plus sûr. On s’est suivi un bon bout de la soirée, on est descendu dans la rue… Bref la soirée s’est plutôt bien passée, animée, même si le DJ était bidon, et open bar. Je retourne tout seul prendre mon bus, j’avais prévu un t-shirt pour mettre par-dessus l’autre histoire de ne pas tenter le diable. Les riches ne prennent pas le bus. Héhé…

 

 

Je me couche à 6 heures, me lève à 13 heures, et je suis déjà en retard pour mon camarote d’ Ivete Sangalo sur le circuit Campo Grande - Avenida. Quand j’arrive la chanteuse (idole des Brésiliens, et pas mal de moi aussi ;-) ) vient de passer, je l’ai ratée. Il fait trop chaud, la boite est pourri et il y fait trop froid, le camarote est trop petit pour le monde qu’il y a et plutôt mal fait. Je me trouve cependant à un endroit privilégié puisque chaque artiste passe devant mon camarote deux fois, à l’aller et au retour (cuircuit circulaire). Ivete ne chantera que des chansons nulles et restera peu de temps. J’en ai marre, je me casse. Ici aussi le bus se trouve à un bon kilomètre, dans un quartier assez populaire. Sur le chemin, il s’échange des coups de gaz lacrymogènes. Au premières toux dans la foule et une panique s’installant je retiens ma respiration et fait demi-tour. En rentrant, je me fais dragué par trois nanas dans le bus. Elles parlaient de moi sans que je comprennent, celle à coté de moi avait honte de ses copines. Deux personnes à l’avant de sont retournées pour voir de qui elles parlaient. Alors j’ai compris, et je leur dit que je sais parlé portugais. On discute un peu, juste avant que je n’arrive à mon arrêt de bus. C’est la deuxième fois que ça m’arrive ici, mise à part la fois où une nana me prenait en photo dans la rue avec son portable. Rentré à 20h, je me couche à 22h.

 

 

On est donc Mardi, dernier jour de Carnaval et il pleut. Il peut se passer des semaines sans pleuvoir mais il pleut pendant le Carnaval. Ce soir je me rends au meilleurs camarote de la ville, Salvador 2005 (200 euros la soirée). Tout est gratuit, tout est compris : whisky, redbull, hamburger, pizza, acarajé (spécialité locale, sort de beignet à base de crevettes), sushi, jambon, fromage, pâtes, légumes, fruits, et j’en oubli tellement. La crème de la crème est ici, les riches de Rio et São Paulo viennent ici. C’est LE camarote, avec une boite digne de ce nom, des gens qui s’amusent, connexion internet sur ordinateurs portables… Ivete Sangalo descendra même quelques instants dire bonjour. Le trio s’est arrêté devant le camarote, une passerelle s’est élevée et elle est venue faire coucou au milieu de la foule. J’en aurai pas vu grand’chose, il devait y avoir 600 personnes devant moi, mais depuis je fais que de le répéter : Ivete Sangalo est descendu dans mon camarote.

J’ai passé la soirée avec les deux plus belles filles de la soirée, deux sœurs de São Paulo, des princesses. Je quitte le camarote vers 7h du matin, le Carnaval est fini pour cette année, il pleut, et je crains un peu le trajet du retour.

 

 

Tout s’est bien passé, je me couche à 8h du matin.

Bon, le Carnaval ça reste deux millions de personnes dans la rue, avec de la musique que je n’aime pas trop, pas de quoi en faire un fromage. Contrairement à ce que tous les Brésiliens m’ont dit, si je dois rester au Brésil, ce ne sera sûrement pas à cause du Carnaval…

 

....d´après de nouvelles informations c´est bien plus de 1000 personnes qui sont allées faire un tour en prison....

Par nicolas martina
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Vendredi 25 mars 2005

 

Dans une poêle, mélanger une boite de lait concentré, 3 cuillères à soupe de chocolat en poudre,  et une cuillère à soupe de beurre. Faire revenir à feux doux, mélanger constamment jusqu’à ce que le mélange accroche le fond de la poêle (environ 10 min). Retirer la poêle du feux, mettre le mélange dans une assiette beurrée et laisser refroidir. Faire de petites boules et les passer dans des granulés au chocolat.

Mmmmm...

 

Par nicolas martina
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Mercredi 11 mai 2005

 

B.H. (prononcez Bé Aga, en portugais) sont les initiales de Belo Horizonte, capitale du Minas Gerais (mines générales). Dans le cadre d'un congrès de Relations Internationales, j'ai débarqué ce mercredi 11 Mai à l'aéroport de Confins, accompagné d'autres étudiants de la FIB (ma fac) et de la Faculté Jorge Amado.

En rentrant dans la ville, je fus stupéfait de la ressemblance qu'il y a avec les rues de chez nous. Sorte de croisement entre la région Marseillaise et ses reliefs accidentés, le caractère de Barcelone et les collines de San Francisco. On y rencontre aussi bien de beaux arbres que des palmiers tropicaux, seule l'absence de l'océan fait défaut.

La température moyenne y est de 21°C et sur les 2,1 millions d'habitants qui fourmillent dans la ville, une grande majorité est blanche, contrairement à Salvador considérée comme la Rome Noire d'Amérique Latine.

 

Hébergement: Le GranDarrel, hôtel quatre étoiles, résiste tant bien que mal à l'effet du temps. Il est vrai que la largeur des couloirs ou l'ampleur des chambres relève des palaces, mais en contrepartie les finitions (murs, faïence, moquette...) sont marquées par les années. Ca reste du grand luxe pour le prix qu'on paye.

 

 

Donc, en ce premier jour, après quelques heures de repos, on part, Catherine et moi, à l'aventure dans cette jungle urbaine, inconnue, sauvage et animée, dans laquelle on va se perdre pour mieux se retrouver. J'ai emmené mon "Petit Futé Brésil", donc j'ai en poche deux ou trois informations bien utiles, comme le nom de la rue des boutiques de vêtement, ou le nom du plus grand shopping de la ville.

Nous déambulons entre les tours de béton aux pieds arborés, demandant notre chemin de tout coté. Et c'est de cette manière qu'on a pu constater que les Mineiro sont plutôt accueillant malgré les airs de métropole de cette ville.

Nous faisons l'effort de ne pas manger chez McDonald's, nous déjeunons en tête-à-tête dans le Shopping Quinta Avenida, repas pas tellement typique du coin, mais bon et pas trop cher.

Arrivé dans le plus grand centre commercial de  la ville, le BH shopping, je constate que de ce coté là, Salvador n'a rien à envier à BH, si ce n'est une boutique Zara et un Carrefour bien français, que j'oublierai de visiter.

Retour au centre ville sur les coups de 18h, une brève excursion au supermarché Champion pour commencer, et finir la soirée devant la télé à regarder Nikita.

Par Nico
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Jeudi 12 mai 2005

 

Comment ne pas bien commencer la journée, quand tu te retrouve devant un buffet à ne pas savoir quoi choisir, tant il y a de choses à manger (même si par la suite ça s'avèrera répétitif). A environ 10h, on sort les appareils photo et on va se balader, à quatre, dans le parc de la ville, tout proche de l'hôtel. Le parc est magnifique et la végétation y est luxuriante. Mais il n'y a pas que la verdure qui prospère dans ce parc. Il ne s'est pas écoulé dix minutes depuis notre arrivée que nous sommes déjà suivi par quelqu'un. On apprendra plus tard que peu de gens vont se promener dans cet endroit plein de voleurs. En attendant nous prenons la filature d'un gardien, qui sans le savoir, nous conduit à un autre, puis à la sortie. Pour le coup, la photo a bien failli coûter cher.

 

Direction la Praça de la Liberdade (place de la Liberté), une des plus jolies et plus réputées de la ville. C'est une sorte de Place Victor Hugo grenobloise avec un peu plus de charme. C'est incroyable comme les gens auront regardé Cathy et sa copine, toutes les deux en jupe. Il y avait de quoi prendre des photos, du genre six motards arrêtés à un feu rouge, les six casques virés dans la même direction, suivant les déhanchements des deux filles. Combien de sifflements, de coups de klaxon, de remarques, et même de propositions auront-elles enduré...dur que d'être femme.

 

L'après-midi, Cathy et moi retournons dans le quartier de Savassi, trouver les magasins que nous n'avions pas trouvé la veille. Le Patio est un centre commercial qui ressemble à une rue couverte, avec ses passerelles, ses arbres, sa fontaine. Un nouveau concept de shopping semi-fermé, où l'on trouve les magasins les plus chers.

18h, début du congrès, mais ça, on s'en fiche un peu...

 

Par Nicolas
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Vendredi 13 mai 2005

 

Aucun malheur...que des répétitions. Même petit déjeuner à 9h. Retour dans le quartier de Savassi. Début du congrès à 13h, pour durer jusqu'à 19h.

 

Une fois préparés, vers 22h, on descend à la réception pour se rendre à la soirée concert de Skank, groupe de pop-rock brésilien. La soirée nous est réservée, le restant de la ville verra l'artiste le dimanche qui suit. La soirée est ennuyeuse à mon goût car la musique ne me plait pas. En plus, nous sommes entourés de fils à papa avec leurs casquettes Von Dutch qui sert à rien, donc ambiance qui ne me convient pas, malheuresement c'est de plus en plus la mode, d'être prétentieux, irrespectueux et sans imagination...

 

En se rendant, tout comme en revenant de la fête, nous avons bien eu peur car la personne qui nous emmenait, en l'occurrence une femme, ne savais pas, mais alors pas du tout conduire. Je n'ai pas peur en voiture, à partir du moment où j'ai confiance en son conducteur. Ce jour-ci j'ai cru que j'allais mourir. Qu'est-ce que ça me fait rire aujourd'hui.

Par Nico
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Samedi 14 mai 2005

Même congrès toute la journée. Certains commencent à accuser la fatigue accumulée des premiers jours de fête, alors ils dorment pendant le congrès, parce que le taux d'absentéisme est important pour justifier de sa présence au congrès, et ainsi valider des modules optionnels propres à chaque fac.

Soirée à l'hôtel, car la fête était avec déguisement ce qui nous motivait peu. J'étais super motivé pour aller en  boite, mais Cathy la paresseuse m'a cassé ma motivation.

 

 

Mes photos de BH:

http://nicobrasil.over-blog.com/album-28892.html

Par Nico
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Dimanche 15 mai 2005

On se lève à la même heure que les jours précédents pour ne pas perdre le petit déjeuné, puis on se prépare pour sortir. Il se tient, au coin de notre rue, la plus grande foire non couverte d'Amérique Latine (bien qu'il soit impossible de vérifier une telle chose). On y trouve tout et presque rien. Les femmes trouveront de quoi ruiner leur mari avec tous ses bijoux que l'on trouvera à tous les stands. Il y a des vêtements, de l'artisanat, des sacs, des tableaux, des chaussures, mais rien de très original. On aura plus ou moins réussi à parcourir ce kilomètre de foire avant sa fermeture en début d'après-midi, qui nous offre le temps, et l'immense plaisir de se rendre de nouveau, à ce fantastique congrès, que personne ne suit, et où les intervenants sont tous plus nuls les uns que les autres, à deux exceptions près. Aujourd'hui c'est déjà le dernier jour, ça se termine à 15h, 16h avec le retard. On est content, on a notre petit diplôme, mais moi c'est à la fête techno d'au revoir que je pense.

 

 

On a encore le temps de se rendre à la Praça do Papa (place du Pape) dans un quartier extrêment bourgeois et à la rue de l'Amande (Rua do Amendoïm) connu comme une curiosité de la ville. En effet, selon les dire, quand on coupe le moteur de la voiture, grâce au magnétisme du sol de cette rue, la voiture se met à avancer toute seule. Nous y allons à pied. Mais la ruelle de quartier est extrêmement fréquentée, par des gens de tous les coins. Et la pour beaucoup, la voiture refuse d'avancer. Les gens se demandent s'ils sont dans la bonne rue, s'ils s'arrêtent dans le bon endroit, mais rien n'y fait, l'expérience n'est pas concluante. Jusqu'au moment où un bus arrive. Il freine, coupe le moteur et...en quelques secondes commence à prendre de la vitesse comme s'il descendait une ruelle en pente. Après avoir assister à ce spectacle, beaucoup rentreront frustrés chez eux. Et nous, on riait, mais on riait. Bon, il s'avère qu'il n' y a aucun magnétisme et que la ruelle est effectivement légèrement en pente, chose que l'on ne peut pas vraiment constater à l’œil nu. Quel attrape-touristes!

 

Vers 21H, on se rend en taxi sur les hauteurs de Belo Horizonte, au Chalezinho (petit chalet, piqué du français comme beaucoup d'autres mots). Là, je me sens bien plus dans mon univers. La fête bat son plein, l'entrain coule autant que l'alcool dans les verres. Dernier jour oblige. Tout le monde rentre relativement tôt, à cause de la fatigue, et des cours que certains rattaqueront dès le lendemain.

 

Par Nico
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Mercredi 18 mai 2005

 

Bon, ça fait un moment que je n'ai pas écrit alors je m'y remets parce qu’hier soir on m'en a encore raconté une belle. Je suis donc allé au restaurant pour manger avec trois Français. Un quatrième devait nous téléphoner mais pas de nouvelles. En arrivant au restaurant, il venait de finir de manger avec d'autres personnes. Il nous raconte alors son histoire du jour. En rentrant chez lui après une journée de ballade dans la ville, il retrouve son appartement ouvert, et plus de bagages. Disparu! On lui a volé toutes ses affaires: passeport, billet d'avion, téléphone portable, appareil photo numérique, fringues...tout! Alors s'en est commencé une journée de galère pour refaire faire les papiers. Petits voyage à la police qui refuse de lui donner une sortie de territoire parce qu'il n'a pas de billet d'avion. Et comment retirer son billet d'avion sans passeport...

Bref, cela me rappelle, il y a deux semaines, quand Catherine rentrait du cours d'anglais vers 16h, une nouvelle fois, à pied. Elle s'est sentie suivi mais le mec était plutôt bien habillé, coiffé, et somme toute très loin d'elle. Plusieurs dizaines de mètres plus loin, après avoir feinté traversé, il la rejoint et lui glisse au creux de l'oreille: "passe ton sac" qui n'eu dans un premier temps aucun effet sur Catherine, qui faisant semblant de ne pas avoir entendu, continuait son chemin. Chemin qui s'assombrissait dans sa tête à chaque seconde qui passait. Puis ce le déclic, la révélation, il lui cria dans l'oreille de lui passer son sac. La rue est pleine de monde, de nombreuses voitures, des passants... Ses jambes lui manquent. Elle ne peut courir, et s'immobilise sans rien faire. Il lui prend alors le sac à min qu'elle avait autour du coup et s'enfuit en courant. Reprenant ces idées (mais pas les bonnes), elle part à sa poursuite pour récupérer son bien, sauvagement perdu. Mais il s'enfuit dans les dunes, et c'est alors qu'elle réalise ce qui vient de se passer. On vient, non seulement de voler son portable et sa carte de bus, mais on vient de pénétrer dans son intimité, ce cercle de proximité que l'on ouvre qu'aux gens que l'on connaît. Elle vient d'être agressée en pleine rue sous le nez de plein de personnes, impuissantes, à l'endroit même où, la veille à eu lieu un autre vol. Alors elle se met à crier, ameutant littéralement tout le quartier. Plusieurs gardiens sortent de leurs lotissements pour prendre connaître la raison des pleures de cette jeune fille. Elle baragouine l'histoire et dit qu'elle se fiche de savoir où il est allé, elle va le suivre et le retrouver. Un gardien dit ne rien pouvoir faire, quand un autre va inspecter la rue un peu plus loin. Mais voilà, il s'est enfuit dans les dunes, et personne ne s'aventure dans les dunes, repère des voyous. Alors elle rentre en pleurant à la maison.

Jusque là, je mettais plusieurs fois "expliqué" avec elle pour qu'elle rentre en minibus, mais elle me répondait en souriant: "je m'en fiche, je n'ai pas peur de mourir". Depuis, elle s'arrange pour rentrer chez elle avant la nuit, et prend systématiquement un minibus, ne traîne pas sur le chemin et évite les endroits peu fréquentés.

Salvador n'est pas une des villes les plus dangereuses, on n'est pas encore au stade de São Paulo, où chaque jour meurent assassinés six jeunes. Mais il n'en reste pas moins que la psychose des habitants peu parfois se révéler réelle. Comme il y a deux semaines, où l'on a retrouvé, poignardé sur la plage, le corps d'un français de mon âge, sans raison apparente, lui aussi étudiait ici.

Ce genre de choses noircit chaque jour un peu plus des colonnes des journaux de Salvador.

PS: Barra est un quartier, et la moqueca est un plat à base de crevettes cuisinées dans une huile typique de la région.

Par Nico
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