Récife, 2ème jour

Publié le par martina

C’est promis, d’ici cinq minutes j’en sortirai…Bon, ok ! Peut-être encore une demi-heure et après j’arrête. Mais c’est trop bon ! Il est 17h30, le soleil se couche lentement sur la ville, et moi je me baigne dans la piscine sur le toit de mon petit hôtel de sept étages. Vu l’heure, la circulation bat son plein en contrebas, pendant que moi, bien que tout seul, je savoure les 25°C (si ce n’est pas plus) de cette eau brûlée par le soleil des tropiques. J’ose à peine rappeler que c’est l’hiver.

 

 

Juste avant je suis allé acheter de l’eau et des yaourts à boire au supermarché Pão de Açucar. Récife est plus petit que Salvador, et pourtant les supermarchés sont presque à la hauteur de ceux de chez nous, en tout cas plus évolués que dans la capitale bahianaise. A vrai dire, tout ce que j’ai vu jusqu’à présent du Brésil est plus développé que Salavador. Pour dire, Carrefour est présent dans presque tout le Brésil, sauf dans l’état de Bahia.

J’ai passé l’après-midi à gambader d’un bout à l’autre de la ville pour savoir comment j’allais rentrer à Salvador. Passage obligé à l’aéroport, parce que les douze heures de bus à l’aller mon un peu découragé. L’aéroport est magnifique, mieux que Salvador et infiniment mieux que ce qu’ils appellent « aéroport » à Belo Horizonte.

 

Mais les avions sont pleins à craquer pour cette fin de WE prolongé (4 jours). Alors je remonte dans le bus, direction la station de métro, qui soit dit en passant est une sorte de train intercommunal terrestre très lent. Ca y est, je connais la moitié de la ville.

Ce matin après avoir péter un plomb, tout seul dans ma chambre à cause de cette idiote de femme de ménage qui chante dans la montée d’escaliers, pendant que d’autre cherchent désespérément à dormir.

 

J’ai pris mon petit déjeuner vers 8h pour me recoucher une demi-heure plus tard et n’avouer ma nuit terminée qu’un peu avant midi. Je me prépare, fais mon sac, et je me « tire de ce trou à rat ». Rectification faite, je n’ai pas vu de rats, Ô miracle ! Il n’empêche qu’une blatte à squattée ma douche toute la nuit, pendant que je partageais mon lit avec un muriçoca, une des espèces de moustiques, ben oui, il y en a plusieurs, c’est un peu la particularité du Brésil. Tu crois qu’une banane est une banane ? Et ben non, il existe je ne sais pas combien d’espèces de bananes différentes. Ici on mange des petites bananes très sucrées, tandis que les plus grosses sont cuisinées pour agrémenter les plats locaux. Il existe d’une part l’ananas qu’on connaît, et il y a l’abacaxi (prononcez abacachi) qui est plus petit et bien meilleurs. Le jus des noix de coco qu’on trouve en France ne se boit pas, il s’agirait d’eau croupie, l’eau de coco qu’on boit est celle d’une noix qui n’a quasiment rien à offrir à manger quand on la casse.

 

Cette parenthèse faite, ce soir je vais manger au Parraxaxa (encore une fois prononcez parrachacha), un restaurant typique de la région. Typique, ça c’est sûr ! Je crois que ce qui marque le plus quand on arrive sont les déguisements d’anciens scouts ou anciens policiers militaires brésiliens. Après que les scouts t’aient trouvé une place, la police t’amène la carte des cocktails de la maison. L’ambiance est à la fête populaire avec des fanions et pleins de couleurs. Le restaurant fonctionne sous forme de buffet, mon menu s’est composé de la manière suivante :

 

Choux rouge, salade de bananes, pain trempé dans une sauce d’acérola (sorte de cerise)

Carne do sol (viande séchée au soleil), Suino grelhado (porc grillé),

Riz aromatisé, patates douces,

Tarte à la banane, tarte à la noix de coco, purée de semoule à l’orange

Le tout accompagné d’une caïpirinha de morango (cachaça avec des fraises).

 

Vers 23h, on m’appelle un taxi pour me rendre au vieux centre, à environ quinze minutes de mon hôtel à Boa Viagem. Quartier délaissé le jour, le vieux centre s’anime la nuit tombé. On y trouve de nombreux bars, notamment avec des tables en terrasse. Sauf que, ce soir, il pleut, et les rues commencent déjà à s’inonder. On m’a conseillé le Down Town, un pub anglais bien fréquenté.

 

 

Petit concert de rock qui entraîne tout ce petit monde. Alors que je commençais à m’ennuyer, des filles m’appellent à leur table pour partager le gâteau d’anniversaire de l’une d’elles. La soirée prend donc une autre tournure, plus conviviale, ce qui me fera rester jusqu’à un peu plus de 4h du matin.

 

Publié dans Brésil

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