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Humour brésilien:

Le très bon site de BD Um sabado qualquer (aussi dispo en Anglais):
http://www.umsabadoqualquer.com/ 

Ivete Sangalo - site en Français et chez Over-blog
http://www.ivete-sangalo.net/

Blog d'Annabelle
Une autre vision du Brésil, par les fonds marins.

Brésil Hard Core
Blog tournant autour des violences au Brésil. On nous présente ici encore une autre vision du Brésil.

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Jeudi 17 mars 2005 4 17 /03 /Mars /2005 00:00

Coïncidence ? Destin ?

Aujourd’hui je me suis réveillé relativement tôt même si je n’avais pas cours. Un copain de la fac m’a donné rendez-vous au shopping Iguatemi avec mon passeport. Pourquoi ? J’en savais rien. Direction le Pelourinho, centre historique de la ville où il y a de nombreux vols (vols – passeport – vols – passeport). Il avait besoin de moi pour changer l’équivalent de 3000€ en Livres Sterling (vols – Livres Sterling – vols – Livres Sterling).

 Il est Brésilien, et il se trouve que les Brésilien ne peuvent changer que la moitié de cette somme en une fois. Bref, on s’en va, lui avec 10 000 Réais dans la poche, en direction du SEBRAE, sorte d’annexe à la Chambre de Commerce. Il demande les documents dont on a besoin pour l’école, et je demande si cette personne aurait des informations pouvant m’aider pour ma recherche de stage, en rapport avec le milieu de la mode. Elle me répond que les deux personnes assises à ma table travaillent dans ce domaine. Ah ben ça alors. L’un est à la tête d’une ONG (pour ma maman : Organisation Non Gouvernementale) visant à répandre la culture et l’Art bahianais ; l’autre est un jeune styliste en mal de contacts. On discute un bon moment, le styliste m’emmène voir deux magasins de vêtements qui vendent des produits différents, j’ai son téléphone, on se reverra pour des défilés de mode, où quelque aide que je puisse lui fournir.

 

Ensuite je m’en vais à une fac qui se trouve pas très loin de la mienne (genre école de commerce pas mal luxueuse avec fast food, papeterie…) pour m’inscrire sur une liste pour un voyage dans le Sud, pour assister à un congrès sur les relations internationales (prétexte pour aller faire la fête dans une autre ville).

On discute avec la personne qui s’occupe de ça et une autre personne qui était venue résoudre un petit problème relatif au changement de date de ce congrès. Il me semble déjà avoir vu cette fille quelque part, ça façon d’entortiller une mèche de cheveux…alors je lui demande si ce n’est pas au Fashion que je l’ai déjà vu.

Elle me répond que non, que c’est au Zion, boite dans laquelle je fêtais mon anniversaire le samedi précédent. Elle se rappelle très bien de moi. Normal, après réflexion, je la revois passer une bonne partie de la soirée à me regarder, avec son petit haut jaune et sa mini-jupe en jean. Mon ex sur le coup n’a vraiment pas apprécié, d’autant plus qu’on risque de se revoir durant le congrès, sauf que mon ex aussi sera là…

(soupirs) Le destin, des fois…

 

Par nicolas martina - Publié dans : Divers
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Dimanche 13 mars 2005 7 13 /03 /Mars /2005 00:00

Samedi 12 Mars 2005

23 ans moins 1 jour

 

Après être allé à un « goûter d’anniversaire » où il n’y avait que des filles, Catherine et Teresa se préparent pour aller au Zion. Le Zion Lounge est une boite qui s’installe quelques WE par an dans le hall d’un des plus chics hôtels de la ville. C’est une boite Techno, une autre Hip Hop, dans le salon principal des concert de Rock, une mini salle de cinéma, une crèperie, écran géant avec video…Bref, le minimum vital pour passer une bonne soirée.

 

 

La « jet set » de Salvador est au rendez-vous avec la présence toute spéciale en cette fin d’été de nombreux touristes friqués de Rio de Janeiro et São Paulo. Les filles sont des princesses en mini jupe et talons hauts, et les garçons ont mis leur plus beau t-shirt (à l’exception des merdes de Lacoste et Ralph Lauren) et leur plus belles baskets.

 

 

La soirée passe trop vite, jamais le temps de s’ennuyer. Quand un DJ fait preuve d’un instant de faiblesse, on change de salle et c’est reparti de plus belle.

 

 

Couché 6h du matin, levé midi, direction chez Catherine, où sa mère m’a préparé un petit repas bien sympa. J’ai le droit à tout : les crevettes de circonstance pour les jours de fête, le Brigadeiro (cf la recette) des jours d’anniversaire, des cadeaux et parmi eux un poisson bleu (parce que Némo est un poisson d’eau salée et c’est trop chiant de s’en occupé). Il est bien marrant, tu ne peux pas le faire cohabiter avec un autre sinon il le mange, si tu le mets devant un miroir il essaie de se battre avec lui-même… Il avait l’air assez vif jusqu’à il y a peu de temps. Il ne veut plus s’alimenter, dort sur les cailloux la tête contre la vite et me regarde en agitant frénétiquement ses nageoires comme si j’avais fait quelque chose de mal. Il est train de mourir ce con. Il ne peut pas me faire ça, il n’a pas le droit. Après tout ce qu’on a vécu ensemble… (>O  à suivre °°°)

 

Par nicolas martina - Publié dans : Divers
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Jeudi 3 mars 2005 4 03 /03 /Mars /2005 00:00

Mercredi 9 Février 2005

 

Une semaine. Quasiment une semaine. Le Carnaval aura duré six longs jours durant lesquels je serai sorti cinq fois. Il se sera passé pas mal de choses…

 

 

 

Premier jour, jeudi. Officiellement le Carnaval ne commence que demain, mais les Brésiliens aiment tant faire la fête qu’ils la prolongent. Deux heures avant l’ouverture des camarotes, je vais acheter avec mon pote Dan nos billets pour le jour-même. On apprend alors qu’il n’en reste plus ni pour le vendredi ni pour le samedi. Après ça, je lui demande gentiment de m’accompagner en voiture jusqu’à l’Aeroclube (complexe commercial en plein air) que je retire mes billets pour les jours suivants en toute sécurité. L’idée de prendre le bus avec des t-shirts et billets d’une valeur de 250 Euros ne me réjouit guère. Il s’avèrera plus tard que j’avais raison d’être prudent. Un touriste s’est fait attaqué en sortant de l’endroit, il a été dévalisé de neuf billets pour camarotes et blocos (il faut compter une perte entre 130 et 850 Euros) .

 

 

C’est là qu’on se demande ce qu’est la différence entre camarote et bloco, et qu’est-ce qui fait la différence de prix. Le camarote est une structure métallique en échafaudages montée généralement au devant d’hôtels. Ce sont des balcons surplombant la route qui permettent d’assister au défilé du Carnaval en toute sécurité et avec tout le confort qu’on peut souhaiter. Cela comprend divers bars, restaurants, salon de beauté, connexion internet, concerts, écrans géants, discothèque, canapés, toilettes. Dans le prix est généralement inclus tout sauf boissons et nourriture. Le camarote a été créé il y a quelques années pour accueillir les riches qui ne voulaient pas rester dans la rue pour cause d’insécurité. Pour y rentrer, il faut avoir le t-shirt du jour et le bracelet.

Le bloco est l’espace réservé qui suit les trios eletricos, camions aménagés pour recevoir le chanteur et son orchestre, caméras de télé, haut-parleurs, lumières, toilettes, bar, espace VIP, écrans plasma…. Le bloco regroupe l’ensemble des personnes qui vont danser en suivant le camion. On y rencontre des gens de toute sorte, et principalement des garçons dont le jeu est d’embrasser une fille après l’autre, sans même leur laisser le temps de faire savoir si elles sont d’accord. L’espace est délimité par une corde tenue par les personnes de la sécurité, et là aussi il faut avoir le t-shirt pour pouvoir circuler au sein du bloco.

 

 

Les blocos sont moins chers et plus populaires, l’ambiance y est bien plus animé qu’en camarotes. Pour ceux qui ne veulent pas payer, il reste la rue. Que ce soit en restant à un endroit pour voir défilés les trios ou en accompagnant le trio de son choix, on est livré à soit même et à la vigilance de la police militaire, très présente. On n’est pas à Rio, généralement les touristes ne se font pas tuer dans une rue parallèle, mais il n’en reste pas moins qu’il faut être prudent, et qu’en deux jours seulement, 370 personnes ont été arrêtées. 

Le carnaval de Salvador est différent de ceux de Rio et São Paulo. Dans ces deux villes il est question de défilés des écoles de samba dans le but d’élire la meilleure école de la ville. Les défilés sont luxueux, très lumineux et très colorés. A Salvador ceux sont les gens qui défilent avec leurs artistes préférés. Le premier Carnaval est pour les riches, et ils semblerait qu’il concerne environ 25 000 personnes, ici tout le monde est de la fête et on compte deux million de personnes dans la rue.

Il y a deux circuits. Le premier est celui de l’Avenida, dans le centre historique de la ville, circuit officiel, et se passe le jour. Le second se passe le long de l’avenue côtière Barra-Ondina, où se trouve la plus grande concentration d’hôtels. Le spectacle ne commence pas avant six heures du soir.

Donc mon premier soir se passe au Planeta Othon, plus grand camarote de Salvador dépendant du complexe hôtelier Othon. Il doit y avoir 5000 personnes, dont quelques célébrités locales. Dès le lendemain, on me dit que le frère d’un copain s’est fait attaqué, une des nombreuses victimes.

 

 

Après un jour de repos, je remet ça le Samedi soir. Ce coup-ci j’y vais toujours avec mon pote mais sans billets. Rester dans la rue se dit rester dans la pipoca, au milieu du peuple. Après quelques heures à sauter dans la rue, on se décide à chercher quelqu’un qui vend des entrées (il y a toujours des vendeurs opportunistes, qui vendent et achètent). Bien que déclaré complet, on achète les billets moins chers que dans les points de vente. Parfait pour nous.  Je rencontre deux filles de Rio qui me disent que leur cousin s’est fait attaqué durant le Carnaval (lui aussi). Cela ne me rassure guère car ces prochains trois prochains jours je vais sortir tout seul. Samedi est le seul jour où j’ai osé prendre mon appareil numérique, parce que j’étais accompagné et que j’vais trouvé un moyen assez sûr de le cacher. Je saurai le lendemain que Miss Brésil était dans mon camarote…merde…

Dimanche, direction le camarote Skol, camarote d’une des plus puissantes marques de bière du Brésil. La marque est très active et organise des shows toute l’année, Benni Benassi faisait partie l’an dernier d’une fête techno organisée par la marque.

Je descends du bus au plus près, environ un kilomètre de l’endroit où je suppose se trouver le camarote. Alors je marche vite et évite de rester seul au milieu de la route, toujours à proximiter de personnes avec des t-shirts d’un quelconque bloco ou camarote. Je trouve très vite un couple (qui n’en ai pas un) de personnes avec le même t-shirt que moi. On se présente, et je les accompagne. A trois, c’est plus sûr. On s’est suivi un bon bout de la soirée, on est descendu dans la rue… Bref la soirée s’est plutôt bien passée, animée, même si le DJ était bidon, et open bar. Je retourne tout seul prendre mon bus, j’avais prévu un t-shirt pour mettre par-dessus l’autre histoire de ne pas tenter le diable. Les riches ne prennent pas le bus. Héhé…

 

 

Je me couche à 6 heures, me lève à 13 heures, et je suis déjà en retard pour mon camarote d’ Ivete Sangalo sur le circuit Campo Grande - Avenida. Quand j’arrive la chanteuse (idole des Brésiliens, et pas mal de moi aussi ;-) ) vient de passer, je l’ai ratée. Il fait trop chaud, la boite est pourri et il y fait trop froid, le camarote est trop petit pour le monde qu’il y a et plutôt mal fait. Je me trouve cependant à un endroit privilégié puisque chaque artiste passe devant mon camarote deux fois, à l’aller et au retour (cuircuit circulaire). Ivete ne chantera que des chansons nulles et restera peu de temps. J’en ai marre, je me casse. Ici aussi le bus se trouve à un bon kilomètre, dans un quartier assez populaire. Sur le chemin, il s’échange des coups de gaz lacrymogènes. Au premières toux dans la foule et une panique s’installant je retiens ma respiration et fait demi-tour. En rentrant, je me fais dragué par trois nanas dans le bus. Elles parlaient de moi sans que je comprennent, celle à coté de moi avait honte de ses copines. Deux personnes à l’avant de sont retournées pour voir de qui elles parlaient. Alors j’ai compris, et je leur dit que je sais parlé portugais. On discute un peu, juste avant que je n’arrive à mon arrêt de bus. C’est la deuxième fois que ça m’arrive ici, mise à part la fois où une nana me prenait en photo dans la rue avec son portable. Rentré à 20h, je me couche à 22h.

 

 

On est donc Mardi, dernier jour de Carnaval et il pleut. Il peut se passer des semaines sans pleuvoir mais il pleut pendant le Carnaval. Ce soir je me rends au meilleurs camarote de la ville, Salvador 2005 (200 euros la soirée). Tout est gratuit, tout est compris : whisky, redbull, hamburger, pizza, acarajé (spécialité locale, sort de beignet à base de crevettes), sushi, jambon, fromage, pâtes, légumes, fruits, et j’en oubli tellement. La crème de la crème est ici, les riches de Rio et São Paulo viennent ici. C’est LE camarote, avec une boite digne de ce nom, des gens qui s’amusent, connexion internet sur ordinateurs portables… Ivete Sangalo descendra même quelques instants dire bonjour. Le trio s’est arrêté devant le camarote, une passerelle s’est élevée et elle est venue faire coucou au milieu de la foule. J’en aurai pas vu grand’chose, il devait y avoir 600 personnes devant moi, mais depuis je fais que de le répéter : Ivete Sangalo est descendu dans mon camarote.

J’ai passé la soirée avec les deux plus belles filles de la soirée, deux sœurs de São Paulo, des princesses. Je quitte le camarote vers 7h du matin, le Carnaval est fini pour cette année, il pleut, et je crains un peu le trajet du retour.

 

 

Tout s’est bien passé, je me couche à 8h du matin.

Bon, le Carnaval ça reste deux millions de personnes dans la rue, avec de la musique que je n’aime pas trop, pas de quoi en faire un fromage. Contrairement à ce que tous les Brésiliens m’ont dit, si je dois rester au Brésil, ce ne sera sûrement pas à cause du Carnaval…

 

....d´après de nouvelles informations c´est bien plus de 1000 personnes qui sont allées faire un tour en prison....

Par nicolas martina - Publié dans : Brésil
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Dimanche 23 janvier 2005 7 23 /01 /Jan /2005 00:00

Dimanche 23 Janvier 06h03

 

 

 

J’achève mon troisième jour de Festival d’été avec de la poussière plein le nez. Quand Ivete Sangalo chante qu’elle lève la poussière, ce n’est pas qu’une image. Durant trois de ces cinq jours de festival j’aurai vu pas moins de 17 groupes, pour un peu plus de 25 heures de show, de la musique techno, des spécialités culinaires locales, accès au camarote (balcon) Pepsi… Et quel plaisir c’est que de rentrer quand tout le monde dort encore, arriver tout près de l’appartement et prendre un petit déjeuner dans la rue pour moins de 30 centimes d’€.

J’ai quand même du mal à réaliser que j’ai passé trois jours dans un parc d’exposition de 90 000 m² entouré de 50 000 personnes. Des lumières dans tous les sens, du son très fort, des gens sautant dans tous les sens, des baisers volés (littéralement) de tous les cotés… Pour me rendre compte de la chose il me faut imaginer le même show en France. Tout simplement impossible. Les gens ne sont pas les mêmes, ils n’ont pas la même mentalité, les coûts ne seraient pas les mêmes… trop de choses diffèreraient. Dommage. Mais qu’est-ce que je suis content. Qu’est-ce que j’ai de la chance.

J’en oublierai presque qu’on a tenté de me voler mon téléphone portable, sans que je m’en rende compte. Catherine est intervenue, prenant la main du type quasiment dans ma poche. Le gars, deux fois son poids, l’a regardé du style « laisse-moi faire » et elle, peur de rien, a jeté son bras en arrière, du style « celui-là il est à moi, tu n’y touches pas ! ».

Deux jours après, j’ai déjà la copie pirate de la prestation d’Ivete Sangalo durant le festival; ça n’existe même pas dans le commerce….

 

 

Par nicolas martina - Publié dans : Brésil
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Samedi 1 janvier 2005 6 01 /01 /Jan /2005 00:00

Réveillon 2005 – 48H

 

H-24 Je ne sais toujours pas où je vais passer le Réveillon. Catherine ne peux pas aller avec moi à Barra. Les autres, je ne sais pas ce qu’ils font. Je n’ai toujours pas acheté les vêtements blancs que je voulais.

H-12 On passe des coups de fils pour savoir s’il reste des places. Il en reste quelques unes au Shopping Iguatemi.

H-11 j’ai mon entrée en main.

H-5, le shopping va fermer dans quelques minutes, il n’y a plus aucun pantalon blanc exposé dans les rayons. Tant pis…

H-3, je suis prêt.

H-2, on y va.

Heure H, les feux d’artifices éclatent, les gens s’aspergent de Champagne, ça crie, ça s’émerveille, la techno retentie autour de moi, les gens dansent.

H+4, on est déjà dans le taxi pour rentrer à la maison.

H+5, je dors.

H+15, je me réveille, comme c’est férié j’ai envie de rien faire. De toute façon, je n’ai pas le choix, tout est fermé.

H+16, je tente de réunir du monde autour de moi pour aller au show de Daniela Mercury à Barra.

H+20, on y est. Le Farol da Barra est bondé. Le show de Daniela Mercury est nul. Maintenant je le saurai.

Par nicolas martina - Publié dans : Divers
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Mardi 7 décembre 2004 2 07 /12 /Déc /2004 00:00

Mardi 7 Décembre 2004

Difficile de dire l’heure qu’il est. Nous sommes dans l’avion et la montre de mon voisin affiche huit heures moins dix, heure de Rio, qui n’est pas la même qu’à Salvador car cette année ils n’ont pas daigné faire comme tout le monde. Fatigués, nous retournons à Salvador, en 1h45 de vol, durant lesquelles on rigole sur des répliques des Simpson entre deux de mes éternuements dus à mon insolation. Mon nez, brûlé par le soleil, est en décomposition…mais le jeu en valait la chandelle.

 

Rio, la grande Rio de Janeiro. La ville dont on parle aux quatre coins du monde, ses plages rendues célèbres par les refrains de diverses chansons. Rio, c’est 13 millions d’habitants dont 10% vivent dans des favelas. Rio, c’est Copacabana, la plage touristique par excellence. Rio, c’est le pain de sucre, le Christ Rédempteur qui protège de ses grands bras cette baie paradisiaque.

 

 

En compagnie de JC (un autre français), j’ai vu un peu tout ça. Et même un peu plus.

En arrivant le samedi soir, on débarque à l’hôtel Debret (très bon hôtel de Copacabana), et je ne suis alors animé que par une seule chose : la boite dans laquelle nous allons passer la soirée. J’avais bien évidemment fait des recherches avant de partir et avais arrêté mon choix sur le plus grand club d’Amérique Latine. Normal. Le Help, bien qu’étant à 50m de notre hôtel, est une boite où les touristes viennent choisir la « professionnelle » qui va passer la nuit avec eux. Les filles étant toutes plus belles les unes que les autres, on se joue de leur quête au client fortuné. Tout en dansant chaudement, une fille me susurre à l’oreille « tu veux qu’on reste ensemble cette nuit ? ». La proposition est alléchante mais la réponse est négative alors elle s’en va jouer un peu plus loin. Pendant qu’une autre prend mes mains pour quasiment les glisser sous sa jupe, une autre, qui me regardait depuis un moment, passe devant moi en me fixant d’un regard qui voulait dire « dommage pour toi, tu aurais pu m’avoir pour toi. Elle était le sosie (en mieux) de Carmen Electra…pfff…restons calme…je crois que je vais me mettre au yoga, j’en ai bien besoin.

 

 

Pendant notre journée-autocar-touristes-tour, notre guide plaisantait en disant que Dieu devait être brésilien. Je commence à croire qu’elle avait raison.

Bref, après une courte nuit et un lourd petit déjeuner, on remonte à pied l’avenue Transatlantica qui borde la plage de Copacabana. On tombe dans un attrape-touristes. J’achète des lunettes de soleil à 10R$ (1€50) alors que tout le monde les vend à 5R$. Le vendeur se fout de ma gueule.

Sans qu’on s’en aperçoive, une personne projète une substance douteuse sur une des chaussures de JC. Dix secondes plus tard, « comme de par hasard », passe un cireur/sauveteur qui se propose de nettoyer et cirer un peu la chaussure en question. Deux minutes plus tard, JC le remercie de 5R$, un salaire plus que généreux. Le Brésilien nous regarde avec des grands yeux, et nous dit que cela ne représente « rien du tout ». Le travail vaut 15€, et c’est ce que tout le monde donne. Sauf que je ne suis pas un touriste et que je parle portugais. Je hausse donc le ton et c’est de force qu’on lui donne les 5R$ avant de s’éclipser. Au passage, un autre me traite de PD parce que je ne voulais pas aller discuter avec lui (ce qui n’est jamais sans cacher une embrouille). Je lui répond que je ne suis pas PD et me retiens de rajouter quelques commentaires sur le travail douteux que doit exercer sa gentille maman. Après tout, sur cette plage, des touristes ont été tués pour moins que ça.

15h20 direction le Maracanã, le plus grand stade de foot du monde. 40 000 personnes assistent à la rencontre Flamengo-Curitiba. Même pas la moitié du stade est remplie. Le match se termine sur un malheureux 0-0.

Le soir, à 22h30, deux nanas, rencontrées un peu plus tôt sur la plage, nous attendent devant l’hôtel pour aller boire un verre. La soirée est quelque peu ennuyeuse, on n’a pas grand chose à dire, alors on rentre. Avant mon départ pour Rio, on m’a répété une bonne dizaine de fois la même chose : NE RESTE PAS DANS LA RUE !! Il est donc une heure du matin et nous marchons dans la rue. Deux jeunes en short passent près de nous. Dix mètres plus loin, trois policiers armés descendent de voiture pour un contrôle d’identité plutôt musclé. Bref, ça aussi c’est Rio.

 

Lundi, nous faisons en bus les trucs de touristes : pain de sucre, Christ, cathédrale, beaux quartiers, centres des affaires…J’en retiendrai deux choses. La première est que la vue sur la baie depuis le Christ est incroyable. On comprend immédiatement pourquoi tant de gens aiment cette ville. Deuxièmement, la boite de nuit qui se trouve en haut du pain de sucre, et qui organise des soirées de folies ; c’est un peu comme s’il y avait une boite en haut de la Bastille à Grenoble…en mille fois mieux.

 

 

Mardi, après s’être posé sur la plage d’Ipanema, près d’une bonne cinquantaine de mexicaines (un peu jeunes), il est déjà l’heure de retourner à l’aéroport.

Je n’ai vu ni le métro, ni les shopping centers (repères de toutes les princesses urbaines), il faudra donc que j’y retourne.

 

Par nicolas martina - Publié dans : Brésil
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